De gauche à droite : Sébastien, Mohamed-Amin, Emeline, Claire et Simon, étudiants en deuxième année de l’Académie ESJ Lille

 

La Métropole Européenne de Lille (MEL) souhaite associer plus largement les citoyens à l’élaboration de ses projets et se penche notamment sur la vie étudiante dans le cadre d’une consultation publique du 13 janvier au 18 mars 2016. Parce qu’il est essentiel de connaître l’opinion des jeunes pour adapter au mieux la politique métropolitaine en matière de vie étudiante, l’ensemble des étudiants de la métropole est invité à donner son avis, à faire part de ses idées ou de son expérience en renseignant le questionnaire.
L’enseignement supérieur et la recherche sur la métropole, c’est : 4 universités, 8 grandes écoles, près de 7000 personnes travaillant dans le secteur, et plus de 105 000 étudiants toutes formations confondues.

 

L’Académie ESJ Lille enquête pour la MEL
Huit étudiants de l’Académie ESJ Lille sont allés à la rencontre de plusieurs étudiants à l’université pour recueillir leur avis sur des questions liées à l’orientation, au logement, aux transports, au stage, aux services, à la mobilité, à la vie associative, aux événements étudiants, … Encadrés par une journaliste, ils ont réalisé des micro-trottoirs diffusés chaque semaine sur le site de la MEL (découvrez-les sur la page Youtube de la MEL).
Les étudiants de l’Académie ESJ Lille ayant participé à ce projet nous racontent leur expérience et leurs premiers pas dans le métier de journaliste à travers des témoignages.

 

Lila : C’était très formateur. Notre encadrante était vraiment très claire et très disposée à répondre à nos questions. La formation à la caméra était réellement enrichissante : parcourir la rue de Béthune, armés de nos caméras, poser des questions à de parfaits inconnus en plus d’une météo qui n’était pas de notre côté. On apprend très vite à dépasser notre timidité et à prendre les choses en main. Ce que j’ai beaucoup aimé, c’était rebondir aux remarques des passants, aller plus loin dans le questionnement. Je me suis aperçue que cet exercice que je pensais très simple ne l’était en réalité pas du tout. Il faut vraiment s’adapter aux personnes que l’on interroge, les rassurer par rapport à la caméra. Quand on est derrière la caméra, il y a énormément de détails auxquels on doit prêter attention : le cadre, l’orientation de la caméra, son placement par rapport au journaliste, le vent dans les micros, … Plein de détails qui ont toute leur importance mais qu’on ne remarque pas lors de la diffusion de reportages à la télévision. C’était une très bonne mise en situation. Une très bonne expérience à refaire.

 

Claire : Lorsque les professeurs de l’école ont parlé de ce projet avec la MEL, il me sembla très intéressant et très formateur. Le support vidéo était pour moi totalement nouveau, ayant déjà travaillé à l’écrit ou grâce à des photos. Mon sujet était « Concrètement, comment pousser les jeunes à plus se mobiliser dans la vie citoyenne et associative de la ville ? », qui n’était pas le plus simple, au regard des sujets de mes camarades. Après quelques jours de recherche qui m’aidèrent à formuler la question finale à poser lors de mon micro-trottoir, l’équipe d’élèves et la journaliste se retrouvaient alors à Lille 3, où nous passions la matinée à interroger une dizaine d’élèves chacun. Ayant déjà fait des matinales à Radio Campus grâce au cours de découverte des médias à l’Académie, je connaissais l’exercice du micro-trottoir, et savait donc qu’il était compliqué pour moi d’arrêter des inconnus pour leur parler. Je n’ai pas encore vu les montages finaux des travaux mais suis toutefois très fière d’avoir travaillé avec d’autres élèves pour réaliser ce projet. Nous avons appris beaucoup, comme l’utilisation d’une caméra portée à l’épaule, ou encore revisité des exercices connus, notamment le micro-trottoir, que j’exerçais grâce à un micro et non avec une caméra.

 

Sébastien : De la formation au tournage, cette expérience fut très enrichissante. Elle m’a permis de renforcer mes acquis de mon stage à la télévision de l’été dernier et de compléter la formation au journalisme web du premier semestre. Cette expérience a aussi rendu compte des réalités du terrain où le temps et l’obstination sont maîtres. Enfin, tourner avec du matériel professionnel et être encadré par une journaliste a permis d’encore mieux appréhender le métier que je veux faire : journaliste reporter d’images.

 

Émeline : La MEL nous a proposé de réaliser des micro-trottoirs vidéo pour une campagne de concertation. Nous devions interroger les étudiants sur des sujets comme les transports, la mobilité internationale, …. Cette expérience m’a vraiment plu. Je n’avais encore jamais eu l’occasion de tenir et encore moins de me servir d’une caméra professionnelle. Nous avons reçu les conseils d’une journaliste. Je pense pouvoir réutiliser cette formation dans un autre contexte.

 

Mohamed-Amin : La réalisation de ce micro-trottoir en partenariat avec la MEL m’a été bénéfique sur de nombreux points. Ce fut d’abord l’occasion d’avoir en main une caméra professionnelle et donc de pouvoir avoir un aperçu de la réalité du métier de JRI au niveau technique. Pour cela, une brève mais nécessaire formation nous a permis de maîtriser les bases pour pouvoir filmer de manière convenable. Par la suite, le tournage sur le terrain m’a beaucoup appris sur la manière d’approcher les gens en tant que journaliste : savoir convaincre, aller à l’essentiel et surtout accepter les refus et ne jamais désespérer !

 

Simon : Pour ma part, quel plaisir d’utiliser du vrai matériel dans le cadre d’un travail audiovisuel pour laquelle la MEL nous a fait confiance. A mi-chemin entre le projet étudiant et la mission professionnelle, c’était une parfaite occasion de découvrir une des facettes du journalisme audiovisuel, avec autonomie et pédagogie.