Voilà, c’est terminé pour nous ! Merci à Rabah, Moungi, Djamel, Yero, Lucas, Margot, Marie-Cécile, Nicolas, et même Stéphane pour quelques dizaines de minutes ce samedi, mais aussi à Benoît, Laurence, Fred, Thierry, Jean-Christophe et l’équipe télé de l’ESJ. L’aventure était belle, rendez-vous l’année prochaine ?
Photos © yann kerveno
Compétition longs métrages
Prix de l’Antigone d’Or : Ajami, de Scandar Copti et Yaron Shani
Prix du public Midi-Libre : Fortapàsc, de Marco Risi
Prix de la critique Crédit Coopératif : Retorno a Hansala, de Chus Gutiérrez
Prix jeune public CMCAS Languedoc : Canine, de Yorgos Lanthimos
Prix du soutien technique : Alive, d’Artan Minarolli
Prix JAM de la meilleure musique : Retorno a Hansala, de Chus Gutiérrez
Compétition courts métrages
Prix de la ville de Montpellier : Un jour froid, de Claudia Varejao
Prix association Beaumarchais : Annie de Francia, de Christophe Le Masne
Prix Ciné cinecourt CINECINEMA : Diplôme (Diploma), de Yaelle Kayam
Prix CANAL + : Lui, il ne ferait pas ça, d’Annartz Zuazua
Prix jeune public ville de Montpellier : Orange, de Maha Assaf
Compétition documentaires
Prix Ulysse : Acqua in bocca, de Pascale Thirode (photo)
Selon les informations glanées samedi dans le courant de la journée, la fréquentation du 31e Cinemed pourrait être légèrement supérieure à celle de l’année dernière, pour approcher probablement 90 000 entrées. Avec une augmentation sensible d’achats de Pass donnant accès à l’ensemble de la programmation du festival.

© yann kerveno
Impossible de photographier la bouille du jour. L’homme est insaisissable, furtif, curieux, mais il est là, parcourt la France des festivals de cinéma. D’autres que nous s’y sont essayés depuis longtemps, sans y parvenir. Que savons-nous de lui ? Pas grand chose à dire vrai, nous ne l’avons croisé que de loin, aperçu seulement, avons croisé des témoignages. On nous a raconté qu’il était discret, très discret, pas bavard pour deux sous.
Vous en savez autant que nous sur l’homme, mais ce que vous ignorez encore, c’est pourquoi nous avons mené l’enquête, pourquoi nous nous sommes obstinés à suivre un homme insaisissable. Derrière son air débonnaire et tranquille, l’homme est étrange, on le prendrait aisément pour ce qu’il n’est pas.
De quoi s’interroger vous ne trouvez pas ? Et ce n’est pas tout…
Curieux. Résumons. Cet homme est grand, le dos légèrement courbe, il a le regard doux, porte l’été des chemises hawaïennes, aime probablement le cinéma mais ne supporte les projections qu’une fois assis entre deux femmes…
C’est un héros finalement que ce phénomène, un héros qui protège son anonymat, ne se lie avec personne même si tous les habitués des festivals le connaissent. Au point que…
… sans un mot il s’installe dans la vie des autres.
Dans son édition du jour, Midi-Libre consacre plusieurs sujets au Cinemed. Le premier concerne le film À l’origine, de Xavier Giannoli, projeté hier en avant-première. Le journaliste en donne une critique particulièrement élogieuse : « Il y a ce quelque chose de scorsesien à la française : une précision documentaire, une énergie butée, une tension sourde, une réelle exigence esthétique, un soin du moindre rôle et une capacité à ériger une authentique figure héroïque. » Suit l’interview d’Emmanuelle Devos, actrice du film, qui revient notamment sur les raisons qui l’ont poussé à participer au projet : « Bien sûr, c’est flatteur qu’on pense à nous pour un rôle mais il faut que le scénario soit à la hauteur (…) En le lisant, j’ai été bluffée, épatée. » Sur une autre page, la quotitien régional pointe cette fois les projecteurs sur Ariane Ascaride, la présidente du jury qui, ce soir à 18 h 30, décerne l’Antigone d’Or du Cinemed 2009 : « C’est une responsabilité. Je sais ce que c’est d’avoir un prix. Pendant trente secondes, je suis la fille la plus géniale de la terre. Puis ça passe. » Pour finir, Midi-Libre profite de l’actualité et du Cinemed pour répondre dans son deuxième cahier à une question : « comment se porte l’industrie du cinéma dans la région ? Bien à en croire l’article qui stipule que sur 100 projets, 36 ont trouvé vie sur une bobine.

Photo tirée du film « Ali Zaoua »
Les rues de Casablanca, des enfants le nez et l’esprit plongés dans la colle qui errent entre deux rêves. Avant que tout bascule. Dans son film « Ali Zaoua, prince de la rue » Nabil Ayouch nous convie à suivre la vie de ses gamins perdus. Ali, Kwita, Omar et Boubker décident ensemble de quitter la bande de Dib, un adolescent sourd et muet qui sème la terreur. Mais Ali, qui rêvait de prendre le large à bord d’un bateau, est tué lors d’une altercation. Kwita décide alors de trouver un moyen de l’enterrer. Les choses se compliquent pour les trois compagnons de trottoirs qui doivent se débrouiller sans l’aide de personne. Dans son film, Nabil Ayouch appuie là où ça fait mal. Sur une société inconsciente de la misère qui se déverse autour d’elle. « C’est un miroir difficile. Deux mondes qui se croisent sans jamais se rencontrer » dit-il. Les automobilistes d’un côté de la vitre, les jeunes mendiants à la rue de l’autre. Il y montre aussi la dureté des rapports entre ces jeunes, marqués par les viols, les vols et les bagarres. Un film coup de poing, boulversant et qui a ému les spectateurs venus saluer le travail du réalisateur sur cette problématique sensible du Maroc d’aujourd’hui. À voir.
Le programme reste copieux pour ce samedi, veille de fermeture du 31e cinemed. Dès 11 heures, ce matin, il sera possible de voir le film d’Emmanuel Mouret, « Changement d’adresse » (Berlioz) et le programme de courts métrages n°6 tournés dans la région. À midi, il sera possible de voir « Innowhereland » un film de Tayfun Pirselimoglule au centre Rabelais et « La dernière saison : les Shawaks, du documentariste turc Kazim Oz. En début d’après midi, à 14 heures, « Des calins dans la cuisine » (Sébastien Laudenbach) et « Fais-moi plaisir ! » (Emmanuel Mouret) à l’Opéra Berlioz, « La destinée » (Zeki Demirkubuz (Centre Rabelais), « Viva la muerte » d’Yves Montmayeur (Musée Fabre) et « La Sainte-Victoire » de François Favrat (Gaumont multiplexe) laissent le choix !
photos © Nicolas Deltort & Yann Kerveno
















