Océane Babel : « Tout a vraiment changé »

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À 16 ans, Océane Babel vient de traverser, comme tous les français, la crise sanitaire du Coronavirus. De retour sur les courts, la Française est plus prête que jamais à reprendre la compétition.

En 10 ans de tennis, Océane Babel a connu une ascension fulgurante. Licenciée dans le club de Sarcelles (Seine Saint-Denis) depuis son plus jeune âge, après avoir découvert le tennis sur la console Wii, la jeune femme a été sacrée Championne de France 13 ans en 2017, avant d’intégrer le Centre National d’Entraînement (CNE) de la fédération française de tennis (Paris 16e), en septembre 2018.

Depuis deux ans, la gauchère s’entraîne quotidiennement, à raison de plusieurs heures de tennis par jour, au CNE. Son quotidien a basculé courant mars, lorsque les Français ont dû se confiner. Océane n’a pas eu d’autre choix que de poser la raquette, quitter les courts et rentrer à Sarcelles dans sa famille. « Je ne pouvais plus jouer, ça me manquait vraiment. La vie était devenue… monotone, confie-t-elle. D’autant qu’on ne se déplaçait plus pour les tournois. Mais d’un côté, avec l’école, j’ai pu récupérer mon retard. » Mais comment garder le physique alors que tout est arrêté du jour au lendemain ? « On avait un programme établi par mon préparateur. Je suivais également des séances de sport par visioconférence, du tennis à blanc. On devait aller faire des footings le matin. C’était vraiment chargé. »

Place à la compétition

Deux mois après la fin du confinement, et un mois de tennis en Normandie (le CNE étant alors réquisionné pour les malades de la Covid-19), la protégée de Noëlle Van Lottum et Hugo Lecoq a pu enfin participer à des tournois. « Je suis allée à Reims, avec 15 autres joueuses. C’était la première fois que je retrouvais la compétition depuis le confinement. » Et les semaines à venir seront tout autant chargées pour la Française. « On a enchaîné avec des tournois comme Aix-Les-Bains, et puis Les Contamines, avant de remonter vers la Normandie avec Cabourg et Houlgate » souligne-t-elle. Tout cela dans le respect des gestes barrières. « Tout a vraiment changé. Au centre national d’entraînement, on doit porter le masque, se laver souvent les mains, prendre les ascenseurs seuls. Sur les terrains, on fait beaucoup plus attention, on prend de la distance avec les autres dans tout ce qu’on fait. »

Et dans un quotidien rythmé par le tennis, les voyages, les tournois et l’école – Océane vient par ailleurs de passer avec brio son bac de français – difficile de prendre du temps pour soi. Mais la Française peut compter sur sa famille pour changer d’air. « Nous avons eu une semaine de vacances début juillet, nous en avons profité pour aller tous ensemble à Nice. »

Objectif Roland-Garros

Véritable espoir du tennis féminin, Océane rêve, à long terme, de remporter des grands chelems. Mais dans les prochaines semaines, son objectif est de participer à Roland Garros, sur terre battue, sa surface préférée. « Le tournoi n’a pas encore été évoqué avec mes entraîneurs. Mais c’est pour moi un objectif. » Éliminée au premier tour en double l’année dernière, avec Célia Mohr, Océane souhaite également y participer en simple cette année.

Mais, comme pour tous les sports, la fin de saison risque d’être mouvementée. « Pour le circuit féminin ITF (l’échelon inférieur du circuit professionnel, le WTA Tour), la reprise s’annonce compliquée. Il y a des pays qui n’arrivent pas à s’en sortir avec le virus, souligne-t-elle. Je pense que les tournois ne reprendront pas avant janvier prochain. » Avec des rêves plein la tête, Océane Babel garde les pieds sur terre.

Lara BOUVE

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