Adrien Corée de la licence Journalisme de sport, en compagnie de Pierre-Marie Descamps (éditorialiste Infosport +), de Jean-Philippe Leclaire (L’Equipe), du président du jury Geoffroy Deffrennes, de Frédérique Quentin (FDJ), de Philippe Di Marzio (UNDP), de Christophe Pacaud (RTL), de Claire Vocquier-Ficot (France Télévisions) et du président de l’UJSF Jean-Marc Michel.

« Visiblement plusieurs membres du jury ont pensé à leur propre père », analyse le journaliste Geoffroy Deffrennes, président du jury. Organisé par la Française des jeux, en partenariat avec l’Union des Journalistes de Sport en France (UJSF) et l’Union Nationale des Diffuseurs de Presse (UNDP), le prix Sport Scriptum du meilleur livre de sport 2018 a été décerné à Guy Boley pour son livre « Quand Dieu boxait en amateur », paru aux éditions Grasset.

Pour la troisième année consécutive, l’École supérieure de journalisme de Lille était représentée dans le jury par un étudiant de la filière journalisme de sport, en la personne d’Adrien Corée.

A l’issue des délibérations le 22 novembre, Geoffroy Deffrennes saluait un ouvrage « dont l’histoire conduit à l’intime, à la relation entre un père et son fils ». Dans une France rurale, deux enfants passionnés de littérature nouent une amitié solide. L’un orphelin de père devient champion de boxe. L’autre devient abbé de paroisse. Ainsi se lient deux destins dont le narrateur va relater ces vies pour… un uppercut littéraire. « C’est l’émotion qui prime, souligne Geoffroy Deffrennes, lui-même intervenant à l’ESJ Lille. L’écriture est magistrale et simple dans le même temps. Une écriture qui n’est pas un exercice de style. Elle laisse poindre naturel et sincérité. Ce prix met en avant un autodidacte, qui a choisi le thème usité de la boxe, c’est courageux. Il s’agit d’un auteur qui s’impose à ses pairs et qui était en présélection du Goncourt.»

Claire Vocquier-Ficot, journaliste à France Télévisions, retient « la justesse des sentiments ». Pour Jean-Marc Michel, président de l’UJSF, « il y a de l’émotion à chaque chapitre ». Et Christophe Pacaud, journaliste à RTL, souligne « l’aspect théâtral de l’ouvrage ».

Face à lui, « Rouler plus vite que la mort » de Philippe Brunel a également retenu l’attention du jury. Pour Jean-Philippe Leclaire, directeur adjoint de la rédaction de L’Equipe, il s’agit « d’une véritable enquête littéraire ». Une lecture partagée par Adrien Corée particulièrement sensible à l’écriture de Philippe Brunel… « Une écriture souvent lyrique et puissante qui s’adapte ici parfaitement à l’enquête et à l’investigation. »

Le LCL « chez » Henri Sannier

A l’initiative de la section de l’Union des Journalistes de sport des Hauts de France et de son président Thierry Adam, Deborah Adoh et Florian Decloquement ont de leur côté participé au jury du prix LCL/UJSF du meilleur article de sport de l’année pour les Hauts de France et pour la Normandie, décerné le 26 novembre à Eaucourt-sur-Somme.

Sous la présidence de Henri Sannier, qui est aussi le maire du village, les deux étudiants de la licence Journalisme de sport ont ainsi pu débattre au sein d’un jury où l’on retrouvait la championne olympique Sophie Moressee-Pichot, responsable pour le LCL du sponsoring sportif, le président de l’UJSF Normandie Jean-Louis Garros ou l’avocat Jérôme Crépin, président du club de football du SC Abbeville.

Le prix a été décerné à Hervé Leroy pour un article intitulé « Une course pour passer le témoin » paru dans le magazine Sprint. Un article, en forme d’hommage aux Poilus de la Grande Guerre, qui allie le sport et la mémoire. Hervé Leroy, qui est aussi le responsable de la licence Journalisme de sport de l’ESJ Lille, l’emporte devant Carine Bausière de La Voix du Nord pour « La Chatte à Dédé » et Philippe Vincent-Chaissac de Sport 62 pour un portrait de Cyril Léturgez, international de Cécifoot.

Dans ce jury, où tous les papiers étaient présentés de manière anonyme, il se murmure que, lors des débats, les deux étudiants de la licence Journalisme de sport furent les moins tendres pour l’article primé…