Zoom sur l'asso Oser Dire Non et sa campagne de sensibilisation contre les agressions sexuelles

Le 03 juin 2021

En janvier 2020, Tova Bach, ancienne étudiante de l’Académie ESJ Lille, décide de créer l’association Oser Dire Non.
Son objectif ? Prévenir contre les violences sexuelles, psychiques et physiques. Informer pour mieux aider : partager ce qu’on ressent, ce qu’on vit et échanger pour faire évoluer les mentalités.

À l'occasion d’une campagne de sensibilisation au sein de l’école, Tova Bach a répondu à quelques questions pour présenter l'association.



Salut Tova, tu peux te présenter ?

Je suis Tova Bach, présidente de l’association Oser Dire Non. Actuellement en licence d’Etudes Culturelles et après deux années à l’Académie ESJ Lille, je suis en mobilité Erasmus à Bologna en Italie. 

 

Oser dire non, c’est quoi ?

C’est une association de prévention et d’information contre les violences sexuelles, psychiques et physiques. 

On fonctionne par projets : tu as une idée ? On essaye de la réaliser. Le but est d’être créatif car nous voulons interpeller par de multiples formats. En effet, nous sommes tous plus réceptifs à un certain type de format, plutôt qu’un autre (comme un récit, une danse ou un podcast). Ce qu’on recherche c’est s’adresser à notre entourage ou aux personnes qui nous suivent et leur demander : « Et si toi aussi tu étais concerné.e ? » par les violences sexuelles, psychologiques et physiques (en tant qu’acteur ou témoin)

 

Depuis combien de temps cette association existe ?

ODN a été créé il y a un an (mars) par Marthe Dolphin et moi-même. Mais nous avons été interrompues par la pandémie. Malgré la situation, nous avons essayé de continuer notre activité mais c’est compliqué … Les réseaux sociaux nous ont aidées mais nos principaux projets ont été interrompus (comme la conférence sur le consentement à l’ESJ Lille, ou la pièce de théâtre sur le revenge porn)

 

Pourquoi avez-vous décidé de créer cette association ?

Un manque : c’était une période difficile et je me rendais compte que beaucoup de mes amis/proches/camarades pouvaient aussi ressentir un certain mal être, sans pour autant oser en parler. Pour comprendre ce qu’on vit , il faut faire plein de recherches (et sur ce point les réseaux sociaux peuvent beaucoup aider), car ce qu’on traverse reste un tabou : certains sujets ne sont pas ou mal abordés (ex : agressions sexuelles, revenge porn ou encore harcèlement : ce qui est récurrent même à notre âge). Mais ces informations il faut aller les chercher. Alors avec Marthe nous avons décidé de créer une plateforme, un endroit « safe » où chacun pouvait s’exprimer sans jugement dans le but de s’aider soi-même déjà mais aussi d’aider les autres, comme une répercussion positive, en espérant que les informations nécessaires soient plus accessibles. Notre premier projet a d’ailleurs été la campagne de sensibilisation contre les agressions sexuelles au sein de l’ESJ Lille.

 

Selon vous, quel impact peut avoir la campagne de sensibilisation dans l'école ?

D’abord, on aimerait inciter à une vraie cohésion/solidarité entre les étudiants car chacun peut jouer un rôle. Si un étudiant est témoin d’une quelconque agression, c'est son devoir d’intervenir et surtout de soutenir la personne victime. Sans oublier qu’il ne faut pas rester dans le silence : rappeler que les agressions ne sont pas à normaliser et qu’il ne faut pas hésiter à en parler si nécessaire. Ce n’est pas qu’un événement anodin, ou isolé : mais tout le monde est concerné et tout le monde a son rôle à jouer. 

 

Pour découvrir l'association ou proposer un projet, n'hésitez pas à consulter les réseaux sociaux ou à prendre contact via l'adresse mail oserdirenon@gmail.com.